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Cosmetiques suspects d'être perturbateurs endocriniens, procès sommaire et quart de preuve, la chasse aux sorcières est de retour

Pertubateurs endocriniens & Parabens, 60 millions de consommateurs ouvre la chasse aux sorcières

Après les salves incendiaires du Mensuel Que Choisir l’année dernière, 60 millions de consommateurs n°189 (juillet/août 2017), remet le couvert aux portes de l’été en ce concentrant sur les “perturbateurs endocriniens”. Le magazine nous gratifie d’une liste de produits « toxiques » avec autant de preste sévérité pour les rebelles à ses commandements, que de tartuffe complaisance à l’égard des préjugés les plus éculés. Décryptage !

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Dans un précédent post,  Alexandra Frégonèse livrait son analyse de  l’immense malentendu entretenu par les associations de consommateurs et la presse en générale vis à vis de certains ingrédients désormais « non grata ». Des parabens aux perturbateurs endocriniens, sans omettre les allergènes, la Présidente du Groupe Innovi osait braver la chape d’approximations et de raccourcis moralistes sous laquelle croulait le débat.

En tant que Groupe cosmétique oeuvrant depuis dix-sept ans à la formulation de soins que nous avons toujours voulu à l’image de nos valeurs, il est extrêmement douloureux de voir son travail pointé du doigt avec une telle morgue. Si peu de nos produits sont concernés, cela ne change rien à l’affaire : notre positionnement naturel et haut de gamme nous a certes soulagé de certains choix cornéliens, mais il n’empêche en rien notre indignation face à ces condamnations lapidaires.

Les mises en cause à répétition de la production cosmétique font vendre. 60 millions de consommateurs et Que choisir l’on bien compris.

Céline Couteau et Laurence Coiffard qui signent un article éclairant sur le sujet (voir : Spécial cosmétiques de 60 millions de consommateurs : on marche sur la tête !”) dénouent un à un les fils de l’histoire cosmétique récente. Elles font ressortir des vérités qu’il semblait impossible de formuler sans être instantanément frappé d’apostasie. Non les parabens ne peuvent, ni ne doivent être stigmatisés de façon aussi lancinantes, non les PEG ne sont pas des agents hautement toxiques dont la seule présence suffit à rayer un produit du marché, non les filtres organiques ne doivent pas être assimilés à des perturbateurs endocriniens à force de raccourcis et d’accusations erronées (Homosalate, octocrylène…). À l’instar de Alexandra Frégonèse, les deux chercheurs enseignantes à l’université de Nantes nous rappellent au bon souvenir du bon sens et de la mesure. Elle revisite l’enseignement de Paracelse «“Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. C’est dans la dose qu’est le poison.”            

Les dérives obsessionnelles que l’on constate depuis 2005 ont prospéré dans un climat délétère de servilité aux imprécations obscurantistes d’une presse rongée par le principe de précaution. Comme le rappelle cet article lui aussi éloquent sur la multiplicité des poids et mesures en matière d’anathème, on voit que les parabens sont abandonnés de soi-même lorsque la législation n’a pas elle-même cédé à la pression, alors même que la mode de certains ingrédients beaucoup plus problématiques persistent envers et contre tout.

“on nous assomme avec cette notion de perturbateurs endocriniens (PE) à tort et à travers ! Il conviendrait, lorsque l'on parle de PE, de quantifier cet effet par rapport à une molécule de référence. S’il faut une tonne d’ingrédients pour provoquer un effet lambda ou un picogramme, ma peur n’est pas la même !”

Céline Couteau (Maître de conférences en pharmacie industrielle et cosmétologie, Université de Nantes) &,Laurence Coiffard (Professeur en galénique et cosmétologie, Université de Nantes) Extrait de leur article ``Spécial cosmétiques de 60 millions de consommateurs : on marche sur la tête !``

Pierre Emmanuel SAUBADE
pierre.emmanuel.saubade@maisondelargan.com

Créateur de ar457, CEO de la Maison de l'Argan.

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